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La voûte céleste

Edito

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La voûte céleste

rozes-slider-Je suis allé à Rome pendant les vacances.

En toute fin de visite du musée du Vatican, comme tout le monde,

je suis entré dans la chapelle Sixtine. Mais cet après-midi-là, il n’y avait personne.

Un filet de toile avait été étendu sous un échafaudage avec une échelle au milieu.

Je suis monté et là, je l’ai vu.

Il était debout, radieux, le visage dégoulinant de peintures de toutes les couleurs.

« J’ai le ventre, à force, collé à mon menton ! Allez prépare-moi ça. »

me lança-t-il en me tendant une énorme palette.

J’étais manifestement devenu son apprenti pour la préparation de toute la peinture

nécessaire à la décoration du fameux dôme.

« C’est donc pour aujourd’hui » me hasardais-je en mélangeant une douzaine de textures bigarrées.

« Oui, c’est pour aujourd’hui » me répondit-il doucement, le regard illuminé.

Il me prit la palette des mains et, avec un petit pinceau, se remit à l’ouvrage.

Mon Dieu, Michelangelo s’attaquait devant moi à la main de Dieu qui effleure Adam pour lui donner

la vie. J’étais aux anges. Avec ses élèves qui nous avaient rejoints tout là-haut, nous avons observé

le Maître peindre des heures durant avec une dextérité et une rigueur dignes de sa légende.

Lorsqu’il s’est enfin résolu à faire une pause, je lui ai dit l’œil embué qu’il était un génie et que son

œuvre serait sûrement admirée pendant des siècles par des millions de visiteurs.

Il m’a regardé l’œil inquisiteur. «  Je ne suis qu’un simple peintre-sculpteur » marmonna-t-il en

remontant à nouveau s’attaquer à sa voûte céleste.

« Scusatemi ma chiudiamo le porte ! » annonça d’une voix forte un gardien

qui me fit, moi, remonter d’un coup à notre siècle.

Jean-Baptiste Rozès