La modernité

Nous vous livrons ce mois-ci un témoignage des conséquences des nouvelles technologies dont la démocratisation modifie au quotidien notre façon d’exercer notre profession d’avocats.

La modernité se faufile au sein de la Justice, cette vieille Dame qui, difficilement mais petit à petit, accepte de délaisser sa calèche pour prendre le train en marche.

  • Nous avons toujours un numéro de télécopie au cabinet car cela nous permet de recevoir ceux que nous adressent les greffes des différentes juridictions et certains confrères.

Fin septembre, nous avons demandé au Tribunal correctionnel de Créteil de nous faire parvenir – par fax – la copie d’un dossier pénal.

La greffière nous a répondu qu’elle n’avait pas la possibilité de nous l’envoyer par fax, mais qu’elle pouvait l’adresser par courrier électronique. Nous l’avons reçu dans la journée. Nous en avons eu les larmes aux yeux.

  • Nous nous souvenons des audiences de mise en état des tribunaux de grande instance de Paris et de banlieue où nous passions des heures chaque semaine.

Aujourd’hui tout se fait par Intranet sécurisé. Quelques clics et c’est fini.

Finies les longues heures d’attente et tout ce temps perdu.

Seul un irréductible réfractaire – le Tribunal de commerce – lutte contre l’application effective de ce système ce qui nous contraint à nous rendre régulièrement aux audiences de mise en état.

Gageons qu’il n’est plus très loin le temps où ils n’auront plus d’autre choix.

  • Le papier disparait petit à petit de nos bureaux. La dématérialisation gagne du terrain.

Il fut un temps où nous fréquentions les huissiers-audienciers pour qu’ils signifient nos écritures et maniions comme personne les tampons destinés à agrémenter les multiples exemplaires de conclusions que nous devions fournir.

Terminées les communications papier à 20 parties !

Même les juridictions administratives ne fonctionnent plus que par plateforme sécurisée.

Seules quelques juridictions, comme les instances ordinales ou certaines commissions spécifiques exigent encore la production des mémoires et pièces en multiples exemplaires. Gageons que ce n’est plus qu’une question d’années.

Encore quelques forêts à abattre et cette pratique sera derrière nous.

L’objectif dans toutes ces démarches est assurément d’avoir une justice moins coûteuse, plus rapide et plus « développement durable »

Quant à nous, nous suivons cette évolution, adaptant notre façon de travailler pour réagir toujours plus vite aux demandes de nos clients tout en maintenant la qualité de nos interventions ; multipliant les poubelles pour recycler tout ce que nous pouvons et élaborant notre stratégie de développement dans cette tendance à  l’uberisation de notre profession.

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